Exercice de style : Empiler 40 ans d’une vie en 800 mots et quelques liens…

par folaferrere

Franck-Olivier Laferrère est né le 10 septembre 1972 à Versailles. Il a passé et partagé son adolescence entre la côte d’azur et Saint-Germain-des-près qu’il quitte à l’âge de dix-huit ans avec pour tout bagage un sac, ses premiers carnets d’écriture et la ferme intention de rejoindre une Barcelone plus mythique et littéraire que réelle. En chemin il fait une halte sur les contre-forts des Cévènnes où il restera finalement près de dix ans, à deux heures de Barcelone. Il y deviendra un homme, se mariera, divorcera, y exercera divers petits boulots (manœuvre, bûcheron, animateur dans un collège de ZEP, veilleur de nuit) achètera une ruine qu’il rénovera lui-même et dont il fera un lieu-refuge jusqu’en 2002 pour celles et ceux qui, de chemin de fuite, n’ont provisoirement trouvé que la drogue et l’alcool et d’autres que le commun éloigne de lui-même sous prétexte de folie. Il y rencontrera la psychanalyse lacanienne, y règlera également ses comptes avec l’université où il passera quelques années sur le banc d’une UFR d’Histoire. Le temps de s’investir dans une lutte étudiante qui se poursuit encore aujourd’hui. Il quittera finalement la fac pour l’écriture de son premier roman, alors qu’il vient de rencontrer celle dont il partage la vie. En 2002 il revient à Saint-Germain-des-près, bien décidé à lâcher ce manuscrit qu’il traîne depuis deux ans déjà et qui encombre autant ses tiroirs que son esprit. Il accepte un job de constructeur de décors dans le théâtre privé et consacre l’essentiel de son temps au petit garçon né un an plus tôt. En 2003, il fait déjà le choix d’une maison d’édition ayant pris position sur internet où il publiera un recueil de textes de chansons écrits pour un ami (2004), son premier roman (2005) et une nouvelle (2007) malgré l’indigence des services éditoriaux dont le gratifie ce premier éditeur. En 2006, il travaille avec Frédéric de Rougemont à l’adaptation scénique du récit de Gérard Chaliand, « Mémoire de ma mémoire », qui sera créé en 2007 au festival d’Avignon. Il tient parallèlement un blog et réalise son premier documentaire vidéo autour de cette création et intègre l’équipe de la revue Strictement-Confidentiel et du journal Les Trois Coups. En 2008/2009, il met en scène son premier texte de théâtre, « Suspendus » qui relate de loin en loin quelque chose de l’expérience vécue dans sa maison devenue lieu-refuge. En 2009, auteur associé de la Foire Saint-Germain, place Saint-Sulpice, il créé les périphéries du Salon du Théâtre et de l’édition théâtrale et écrit une version scénique de la biographie de Lawrence d’Arabie à laquelle il travaille alors pour le compte de la collection Folio/bio des éditions Gallimard. Fin 2009, nommé directeur artistique de l’ensemble de la Foire Saint-Germain, il en préconise la mutation en festival transdisciplinaire, menant une triple réflexion sur la réappropriation des espaces publics par les écrivains et les artistes, la nécessité de donner une visibilité nationale réelle aux artistes et écrivains soutenus en régions et de remettre la littérature, tous ceux qui la font, au cœur de ces événements. Devant la mauvaise grâce des politiques et les conflits d’intérêts qui bruissent autour de ce festival, il le quitte fin 2010. En 2011 la Foire Saint-Germain disparaîtra au profit d’un événement qui en gardera la forme pour se débarrasser du fond, dans l’indifférence quasi générale.

En 2011 il créé « Pax Machina » oratorio pour la paix, sous la direction musicale de Jalil Cherraf, chef de l’Orchestre pour la paix fondé par le pianiste Miguel-Angel Estrella et poursuit ses réflexions, donnant naissance au concept d’EFFRACTION# dont il créera en octobre 2011 la première édition Galerie de Nesle (75006) avec le collectif Cid Errant Prod, qu’il a cofondé en 2009. En novembre, répondant à l’invitation d’Ediccol, maison d’édition 100% numérique, il écrit une nouvelle pour le recueil « 10 petites suites » qui revient, via la littérature, sur l’affaire DSK. Début 2012 à la demande d’Edicool, le collectif Cid Errant Prod et l ‘éditeur numérique s’associent et lui confient la direction de publication d’un recueil numérique. Ce sera Aimer, c’est résister qui prendra également la forme d’une lecture-concert, portée par la comédienne Dominique Frot et la pianiste-compositrice Caroline Duris, en tournée en France en 2013 et 2014.

En mai 2012, il publie la version théâtrale de Lawrence d’Arabie dans la collection E-Fractions Littéraires directement née du recueil Aimer, c’est résister. En Juin, trouvant l’accord parfait avec les fondateurs d’Edicool ils s’associent pour donner naissance à la maison d’édition E-FRACTIONS ÉDITIONS Dans le même temps, avec sa compagne, ils décident de quitter Saint-Germain-des-près et d’installer le QG de leurs futures EFFRACTIONS# à mi-chemin entre Paris et Barcelone où il vit, aime et écrit désormais…

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