La littérature, rien que la littérature…

par folaferrere

« Je ne comprends pas, je ne comprends pas… Pourquoi avoir passé tant de temps à chercher, à étudier, à creuser jusqu’à l’os du discours, pour finalement revenir à la seule littérature ? Et encore, pas même à la bonne littérature de ces écrivains (français ?) qui ne prétendent rien moins que dire et expliquer le monde ?
Mais à cette littérature qui n’a d’autre ambition que d’essayer d’en être, de la littérature, écholalie du singulier, de l’unicité, du non reproductible, de la littérature qui semble surgir du corps sans même jamais avoir été pensée et encore moins construite ! Je ne comprends pas…

– Peut-être simplement parce que rien n’est antérieur à ce geste-là, rien n’est antérieur à ce surgissement et que tout le reste donc, toute la pensée, toute la recherche, toute l’étude que l’on dresse ici comme devant être l’ultime but à atteindre pour tout intellectuel qui se respecte, ne peut être que seconde, a posteriori, l’analyse parfois poussive, de ce qui jaillit là, dans la langue d’un écrivain, par dévers lui et que de ce qui s’échappe là, hors de toute maîtrise cartésienne, non seulement je n’ai plus ni honte, ni doute à y céder…
Mais peut-être pire encore, parce que je sais intimement que ce qui pourrait réellement et efficacement participer à endiguer la catastrophe, ne pourra jamais surgir que de là, de la langue singulière des écrivains… »

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