Lettre au hurleur silencieux de Moreton…

par folaferrere

Tu vois, Ned, en buvant à grandes lampées ce Jules Balliccioni d’Autignac, alors que certains pleurent le 78ème anniversaire de ta mort, je pense aux mots de cette ancienne de la rue d’Ulm à propos de ce texte que je t’ai consacré, à sa soif de ces longues phrases qui courent derrière l’infini…

Et je me dis qu’elle a peut-être raison… qu’il est peut-être temps, maintenant que je t’ai prêté mes mots, pour que tu puisses, Münch de papier, hurler depuis le silence de ton tombeau, que je reprenne l’écriture de cet essai biographique que vous méritez, ta vie et toi… que je me laisse glisser, avec toi, à la poursuite de cet insaisissable… que je revienne marteler que ton corps empêché fut le seul capitaine… l’ultime décisionnaire d’un destin à nul autre semblable… écho prémonitoire à la misère de ces temps racoleurs qui vantent à longueur de pixels l’exubérance de corps qui n’ont plus ni chair, ni peau… plus de cœur ni de tripes, mais seulement quelques oripeaux qu’ils traînent sur le rhizome en attendant une mort déjà mille fois survenue sur l’écran LCD de leurs désirs épuisés…

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