Le cauchemar et la fiction

par folaferrere

On préférerait sans doute que les écrivains ne cessent de se tromper, que cette sorte d’hyper lucidité qui les ronge ne soit en réalité qu’un senti-ment(eur), que leurs écrits ne soient alors qu’une occasion de plus, sans conséquence, de se faire peur…

Comme lorsque nous jouions, enfant, au cœur de la nuit, à repérer les monstres tapis dans les recoins de nos chambres depuis l’abri douillet des couvertures…
Oui, on, préférerait sans doute… Et c’est seulement lorsque leurs cauchemars dépassent leurs fictions, qu’on se souvient furtivement combien il est urgent de lire et de les protéger… combien l’écriture est cette nécessité fragile qui ne saurait avoir pour unique fin de nous divertir….
Oui, on préférerait sans doute… parce que le simple fait d’enfouir à nouveau sa tête sous les couvertures chaudes n’est jamais parvenu à faire disparaître ni la folie des hommes, ni le mal qu’elle engendre…

Faire Passer de Carole Zalberg

Couverture réalisée par Pwcca.

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