Trans Amour Tristesse (Texte intégral)

par folaferrere

TRANS AMOUR TRISTESSE
This is the right time
This is the right time
I can see it in your eyes
This is the right time to believe in love
(Lisa Stanfield, Affection, 1989)

Nous étions en janvier 1990, quelques mois auparavant, j’étais à Berlin pour fêter la chute du mur, quelques mois encore avant, je découvrais New-York, quelques mois plus tard, j’aurais dix-huit ans, Graal absurde que j’espérais comme une délivrance, permis de vivre, enfin libéré des contraintes de l’adolescence.
Exactement un an plus tard, je quitterais Paris sans me retourner, imaginant un peu illusoirement profiter de cette fuite pour tout laisser derrière moi, famille, amis, amant-es. Tout et surtout la noirceur où s’engluait ma vie et que je croyais un peu bêtement, un peu par confort, consubstantielle à cette ville…

Si je me souviens aussi bien du mois et de l’année, c’est sans doute parce que cet hiver-là ne fut qu’une seule et même longue nuit. Une longue nuit froide déchirée ça et là par quelques aubes grises plus tristes encore, que des années durant je chercherais, en vain, à effacer de ma mémoire. En vain, parce que j’ai beau m’acharner, je n’oublie jamais rien. Comme ces hémophiles dont les plaies ne se cautérisent jamais tout à fait. J’enfouis, je terre, amoncelant, obstiné, les couches de sédiments sur les cadavres de mon passé, en priant idiotement pour qu’aucune crue ne vienne racler jusqu’à l’os le lit de ma mémoire. Mais ça ne tient jamais très longtemps et lorsque survient l’heure inéluctable où la vie, tel un dragueur de fond sournois, plante sa herse dans mon limon, il ne me reste plus qu’à recueillir cette vase hideuse peuplée de mes fantômes d’hier en attendant que le remous se calme pour pouvoir recommencer… Sisyphe absurde qu’il est difficile d’imaginer heureux, creusant sans fin et à pleines mains une tombe dans la brume pour ses fantômes chafouins…

Ce soir-là, S. avait fini par réussir à me joindre dans le taudis où je squattais depuis quelques mois, avenue Ledru-Rollin. À l’autre bout du fil, sa voix d’outre-tombe ahanait difficilement un imbroglio de mots incompréhensibles, des phrases sans queue ni tête pleines d’emphase, dont il espérait sans doute qu’elle masque encore un peu l’état réel de sa condition du moment. Il était accro au crack depuis de longues semaines maintenant, errant de l’appart familial au dernier étage de l’ambassade de je ne sais plus quel pays, au métro Stalingrad où se rejouait nuit après nuit ce qui menaçait d’être la plus cuisante et la plus radicale des défaites de toute son existence.
Je n’ignorais rien de son état mais avais renoncer à me battre avec lui, en partie par conscience que cela ne servirait à rien sinon à lui procurer un peu plus de jouissance dans cette entreprise volontaire de démolition qu’il s’entêtait à mener, une citation du vieux Burroughs inscrite en lettres de feu dans son esprit vacillant, « pour pouvoir être il faut d’abord désêtre » .
Cette phrase, je l’avais entendue sortir de sa bouche des dizaines de fois
depuis des mois, comme un mantra protecteur qu’il me jetait à la figure tout en martelant que de toute façon, moi, pauvre ignare, je ne pouvais évidemment pas en comprendre le sens profond…

J’aimais beaucoup S. mais il avait fini par me fatiguer.
Je lui avais pourtant pardonné d’avoir couché avec J., inquiète, qui avait fini par monter de Lyon pour vérifier par elle-même que ma situation n’était pas aussi grave qu’elle le pressentait. Je lui avais pardonné, comprenant sans doute au fond de moi que c’était le seul acte dérisoire qui lui restait pour partager un peu de cette intimité que je lui refusais au-delà de ce baiser échangé un soir le long des quais.
Un baiser étrange qui m’avait mis mal à l’aise et avait fini par m’éloigner de lui avec plus de violence que toutes ses frasques de toxicomane auxquelles je m’étais finalement habitué, comme à toutes ces formes de désespérance en pied dont les chairs bleuies coloraient mon horizon dérisoire.
Le vieux Burroughs n’était pas encore mort et S. tenait-là un argument de poids pour couper court à tout discours alarmiste ou pleurnichard.
Il n’y avait donc pas grand chose à faire pour lui et tout à prendre du discours du vieux beat pour justifier ma propre consommation de drogue et cette longue nuit qui n’en finissait pas. La veille j’avais gagné 2000 frs avec un commercial de passage à Paris qui, loin de sa femme et de ses gosses, était venu se perdre au Boy’s en quête de sensations fortes et d’interdits… Je m’étais promis au petit matin que je ferais durer ce fric, qu’il m’éviterait au moins d’avoir à faire la manche devant le Leader Price pendant plusieurs semaines… Mais au fond je savais bien qu’il me brûlerait les doigts dès mon réveil le lendemain… Comme à chaque fois…

Alors évidemment, cet appel de S. en manque qui me suppliait de l’aider à « trouver quelque chose », c’était l’excuse parfaite, l’argument massue qui couperait court à mes atermoiements dérisoires. On s’est retrouvés à la Madeleine, devant l’entrée de la crypte où il prenait des cours de théâtre l’année précédente. Il avait cherché à m’y emmener et sur le coup, j’avais accepté d’essayer, une fois. Mais je m’étais finalement dégonflé. La scène n’a jamais été et ne sera jamais un lieu où j’ai envie d’être. Je l’aime, mais de loin.

La ville toute entière s’engluait dans un vilain crachin d’hiver ce soir-là, juste ce qu’il fallait pour que l’humidité et le froid vous pénètrent jusqu’aux os. Je n’avais mis qu’une chemise de soie sous le manteau en laine piqué à je ne sais plus qui et le cuir de mes bottes avait depuis longtemps cessé d’être étanche. S. est arrivé en retard, comme à son habitude. Je l’ai reconnu de loin, l’ombre de sa longue silhouette dansant sur les pavés luisants de la place. Il avait remonté le col de son caban sur son cou, ses yeux sombres me semblaient enfoncés un peu plus profondément encore au fond de leurs orbites, une multitude de petites cernes violacées, en soufflet d’accordéon, soulignant ces abîmes inertes où ne s’exprimait plus que la tristesse infiniment lasse des vies mécaniques. La mort, maligne, qui trouvait le chemin pour venir prélever son dû avant l’heure au milieu des vivants…

Nous n’avions plus rien à nous dire, S. et moi, plus rien à partager, ni lecture, ni espoir, ni désir, plus rien d’autre que cette chasse morbide à la jouissance artificielle, lui sans doute plus nu que moi, plus noir, peut-être plus lucide, ou tout au moins jouissant plus fort de ce baiser mortel, infiniment long, ce droit à l’oubli de tout le reste et même de soi…

Sur le trajet qui nous séparait de la rue Caumartin, j’ai meublé le vide, parlant aussi vite que nous marchions, ombres pressées fuyant les lumières. Je lui disais ce que je pourrais sans doute trouver pour le dépanner, quelques amphéts, peut- être même de la coke, au pire un trip ou des ecstas, bref, qu’il ne devait pas s’en faire, qu’on était presque arrivés et qu’il n’aurait bientôt plus mal, qu’il pourrait oublier et qu’une fois soulagés, nous pourrions en profiter pour faire la fête.
Je soliloquais, absurde, comme un jeune chien apeuré aboie en vain, la nuit, dans le jardin, pour repousser les ombres…

Nous sommes entrés sans peine, c’était un jour de semaine et le tri sélectif n’était pas à l’ordre du jour. En bas, la salle était presque vide, elle paraissait si grande ainsi dépeuplée de la horde dansante des soirs de weekend. Le carré VIP semblait désert lui aussi, à peine deux ou trois tables étaient occupées par des gens que je ne connaissais pas, sauf peut-être ce haut fonctionnaire du ministère qui collectionnait les paires de Weston comme les mercenaires du Congo collectionnaient les doigts…
S. était aussi mal à l’aise et tremblant que j’étais hystérique. Je saluai les têtes connues, cherchant L. qui m’avait dépanné pour que « j’assure », la veille, avant que je ne suive le petit gros. En vain. S. s’inquiétait, le manque creusait son chemin et de grosses gouttes de sueur commençaient à perler le long de ses tempes. Aux toilettes non plus, il n’y avait personne et demander à un barman alors qu’un seul coup d’œil suffisait à embrasser la salle, aurait été débile.

C’est à ce moment-là que je l’ai vue arriver. Paula, qui se donnait des airs de Kaprisky ou de Claudia Schiffer, ses cheveux blonds permanentés qu’elle renvoyait derrière ses épaules à grands mouvements de tête. Elle était seule pour une fois, nulle trace de ses deux molosses bodybuildés qu’elle avait envoyés pour m’impressionner quelques semaines auparavant. Deux videurs du Métropolis qu’elle était si fière de promener en laisse comme de vilains cerbères hydrocéphales… Gardiens de moutons, lui avais-je rétorqué cette nuit-là…
« Des chiens de berger couvrant de leurs yeux vides un hectare de beaufitude… Tu crois vraiment que ça va m’impressionner ?! »
Après ça, elle les avait envoyés délivrer son message à C., restée au carré VIP en compagnie de Ph. encore bien loin de jouer ses gammes pour Sonic Youth. « Le blondinet, là, il est pas à toi, il est à Paula, t’as compris pétasse ?! ». C. s’était énervée, Ph. avait fait dans son froc et moi j’étais retourné la voir en lui conseillant de la tenir plus courte, sa laisse, avant que ça ne finisse mal. Les choses avaient fini par rentrer dans l’ordre, Paula ne tenant pas plus que moi à se retrouver tricarde du seul lieu qui valait désormais la peine. Le Palace finissait d’agoniser et même si nous traînions encore quelques fois en fin de nuit au Privilège, le goût de ces ultimes aubes était amer pour chacun d’entre nous…

Crânement, je suis allé à sa rencontre et je l’ai embrassée. Évidemment, elle a été surprise se demandant bien ce qui lui valait ce soudain empressement de ma part. Elle était fatiguée, usée par son début de soirée passée au Bois. Elle portait une petite robe noire imitation Courrège années soixante et des escarpins vernis, les oripeaux un peu pathétiques d’un luxe factice, qui ne trompait jamais que les queutards en chasse qui défilaient dans les allées.

Après lui avoir servi pour la forme un « rien de spécial » enrobé de regrets aussi authentiques que son sac acheté sur le marché de Vintimille, je l’ai invitée à boire un verre au bar. L’état de S. s’aggravait et le temps me manquait. Je me doutais qu’elle aurait de quoi nous dépanner. Je ne connaissais personne allant au Bois sans s’être un minimum chargé. Alors je le lui ai demandé. Je savais que je jouais quitte ou double. Mais elle était trop fatiguée et bien trop désespérée pour se fâcher. Oui, oui, je peux, m’a-t-elle répondu. Mais à la condition que tu me promettes de rentrer avec moi cette nuit. Je ne veux pas rentrer seule. Il y avait tellement de tristesse dans sa voix et mon besoin était si grand que je n’ai pas hésité à accepter. Elle a discrètement fouillé dans son sac et m’a glissé deux ecstas et un demi-gramme de coke. Je l’ai embrassée sur la joue avant d’aller rejoindre S., qui s’était enfoncé un peu plus loin dans les limbes du manque. Il a avalé l’ecsta avec une gorgée de gin tonic et s’est empressé de partir aux toilettes sniffer le demi-gramme que je venais de lui glisser dans la poche. La salle s’était un peu remplie. S. occupé à ses affaires pressantes, je suis retourné au bar. Paula y jouait encore le jeu appris par cœur qu’elle répétait inlassablement, nuit après nuit, comme ces vieux acteurs déchus ahanent mécaniquement jusqu’à leur dernier souffle le rôle qui les a enfantés…
L’ecsta montait doucement au fil des verres de gin tonic que j’enchaînai. Combinaison efficace qui faisait sauter un à un les sas de ma conscience en inondant mon corps d’une agréable sensation de bien être, gommait peu à peu mes angoisses et repoussait mes réticences. Au milieu du grondement des basses, mon cœur et ma tête dansaient ensemble au rythme des bits cadencés. La musique était devenue matière et je m’y étais coulé comme dans ces bains moussants où je plongeais mon corps après l’entraînement, il y avait si peu et pourtant si longtemps, dans cet hier inaccessible, où je flirtais encore avec l’équipe nationale et l’une de ces promesses de l’aube que le petit garçon que je fus s’était faite à lui-même…

Notre conversation n’avait aucun sens, migrant d’un sujet l’autre aux ordres de nos seules sensations… J’étais défoncé et plus rien ne comptait que l’infinitésimal instant de mon ressenti mouvant. J’avais oublié S., bien que j’imaginai le contraire, persuadé que les trois ou quatre heures qui venaient de s’écouler n’étaient en fait qu’une poignée de minutes. C’est Paula qui finit par me le rappeler, un sourire goguenard au coin des lèvres qu’elle s’acharnait à épaissir de plus en plus grossièrement sous les couches rouges de son bâton bon marché…

Sans doute ai-je juré, un vilain retour d’angoisse aux tripes, avant de partir vainement à sa recherche, au milieu de la masse des danseurs qui s’était largement densifiée depuis que nous parlions. S. était évidemment introuvable, contrairement aux « chinoises » qui m’invitèrent à partager quelques coupes et m’offrir deux micros pointes dans l’espoir évident que ce serait avec elles que je rentrerais. Mais je ne suis pas resté, la culpabilité d’avoir oublié S. comme un fil d’acier inoxydable connectant mon cœur à ma tête, malgré tout ce que j’avais avalé, je suis retourné voir Paula… Paula et cette absurde promesse que je lui avais faite comme l’illusoire et pathétique chemin de rédemption que j’imaginais pouvoir m’offrir au milieu du chaos…

Quand je l’ai rejointe, elle était toujours au bar avec un homme de la cinquantaine qui venait de l’entreprendre. Les lumières crues annonçant la fermeture inondaient maintenant la salle. Je suis resté un peu en retrait, là, appuyé contre un pilier, observant tourner ce manège immémorial du désir que rien n’arrêtera jamais. Marché de l’offre et de la demande qui s’adapte aux mœurs du temps présent. L’homme, un coude sur le bar, son autre main glissant sous sa robe le long de sa cuisse, tentait de peser de tout son poids sur la négociation. Paula répondait en riant aux éclats aux mots salaces que je l’imaginai débiter, absurde et fier de lui. Peu à peu, je sentais ma culpabilité refluer pour céder la place à cette tristesse immensément lourde qui m’accompagnait depuis des mois et dont je n’arrivais jamais à me défaire très longtemps. Pas même dans cet état de défonce avancée, que je m’appliquais pourtant à entretenir avec le même entêtement qu’une bête prise dans la nasse.

Sous la lueur blafarde des néons, il n’y avait plus la moindre trace de cette beauté illusoire qu’entretient la nuit. Il ne restait plus que des visages creusés par l’épuisement, des yeux vitrifiés par l’alcool et la drogue. Ce moment, je savais au fond de moi qu’il me fallait le fuir, qu’à cette règle-là, tacite mais si réelle, il ne me fallait pas déroger au risque de me retrouver nez à nez avec l’insupportable, cette tristesse sans nom et sans remède qui finirait un jour par me tuer…

Au bout d’un moment, Paula a fini par se débarrasser de l’homme. Quand j’ai repris ma place en face d’elle, elle a paru surprise. Dans un sourire sans joie, elle m’a soufflé : « Je pensais que tu en aurais profité pour t’enfuir. C’est bien que tu sois resté. » Je regardais sa pomme d’Adam jouer au yoyo tandis qu’elle finissait son verre. De petits poils noirs et drus perçaient déjà l’épaisse couche de fond de teint qui ne parvenait plus à lisser son visage abîmé… Il est l’heure de rentrer, Cendrillon, lui ai-je glissé avant que le barman ne voit son geste et ne lui apporte un autre verre… Ses yeux bleu pâle se sont embués. J’ai voulu poser ma main sur sa joue, mais elle l’a retenue, craignant sans doute que je ne sente ce que je voyais déjà depuis longtemps. J’ai glissé mon bras sous son coude et je l’ai entraînée dans l’escalier. Il faisait encore nuit dehors et le crachin tombait toujours. Pourtant, ni elle ni moi n’avions envie de prendre un taxi.

Alors nous avons marché en direction de son chez elle, la petite chambre qu’elle occupait dans un hôtel miteux derrière la Madeleine. En passant devant le Café de la Paix, j’ai hésité à lui proposer un petit-déjeuner pour y renoncer, conscient que ni elle ni moi ne souhaitions être dehors lorsque le jour se lèverait.

Arrivés dans sa chambre, elle m’a indiqué son lit pour m’installer, le temps qu’elle passe dans la salle d’eau. Que je sois dupe encore quelques instants, c’est tout ce qu’elle voulait. Lorsqu’elle est ressortie, elle a mimé la joie, ces deux petits seins que commençait à faire pousser son traitement d’hormones dans les mains. Ils sont beaux, hein ? Très, lui ai-je répondu en lui tendant la mienne. Un string couleur chair masquait son membre coincé entre ses jambes. Elle s’est allongée près de moi et je l’ai prise dans mes bras.

C’est seulement à ce moment-là, sa tête contre mon épaule, qu’elle a cessé de jouer. Elle s’est d’abord mise à pleurer doucement tandis que je lui caressais la tête, avant de commencer à dire… À tout dire… La honte insupportable pour ses parents, la sienne, lourde et tenace qui la rattrapait encore parfois aujourd’hui, le Bois qui ne se supportait que de l’espoir de pouvoir, demain – ce genre de demain qui se repousse chaque jour mais que l’on entretient pour ne pas sombrer, pour ne pas mourir – se payer l’opération tant attendue…

Ça a pris toute la matinée, entrecoupée de sanglots et de demandes absurdes auxquelles elle ne croyait pas… Non, je ne serai jamais ton amoureux Paula, te le promettre serait te mentir et je n’en ai pas envie, pas aujourd’hui, pas dans le creux de cette nuit qui n’en finit pas… Je ne serai jamais ton amoureux et il ne se passera jamais rien entre nous, rien de plus que ce petit matin partagé dans la tristesse et les larmes…
Lorsque je refermerais la porte derrière moi, vers midi, te laissant seule sur ton lit endormie, ce serait même la toute dernière fois que je te verrais. La dernière fois, parce que quelques semaines plus tard, ton opération, cette opération si chair payée, tournerait mal…
Mais tu vois, Paula, 25 ans après, je n’ai rien oublié, pas un seul des mots que tu m’as confiés… Je n’ai rien oublié et la promesse que je me suis faite en descendant l’escalier ce matin-là, le cœur gros de nos tristesses mêlées, je viens de l’honorer…

Franck-Olivier Laferrère

Ce texte, dans une version légèrement resserrée, est publié dans le recueil au bénéfice de l’association Le Refuge : « Les Lucioles » aux éditions Des ailes sur un tracteur.

Lorsque Olivier Steiner m’a proposé de participer à ce beau projet, j’ai immédiatement su ce dont il me faudrait parler…

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